Le théatre et les
techniques de l'acteur alimentent tout exercice
de communication.
L'acteur, le premier, prend
conscience que ses mots, ses phrases doivent
être modulés d'une façon
juste, afin de toucher son auditoire. Son
visage, ses expressions doivent être
en accord avec ce qu'il prononce. Le public
est captivé par cette justesse, «
comme si c'était vrai ».
Mais si on ordonne à
l'acteur qui n'est qu'un clown, qu'un amuseur,
on ne le pardonnera pas à un autre
acteur, l'acteur de sa vie.
L'homme politique, le dirigeant,
tout responsable aujourd'hui devient un acteur
en puissance. Acteur au théatre, acteur
économique ou politique, chacun épie
leur ton juste, leur mauvaise technique, leur
manque de charisme, de souffle, d'énergie,
d'authenticité.
Il est écouté,
regardé, ressenti. Il se doit aux même
exigences de technique et de charisme que
l'acteur. Ses difficultés se multiplient
car il n'a pas le rôle de l'amuseur,
mais celui d'un responsable de nos actes,
nos mouvements, nos gains, notre vie.
Pourtant cet acteur des temps
modernes doit convaincre, emporter l'adhésion,
susciter l'engouement dans un climat généralement
hostile.
Il évoque l'acteur par
les interventions qu'il produit. Il parle
devant un public, devant des caméras,
des micros. Il est acteur et, dans le même
temps, il doit donner l'image d'un homme ou
d'une femme normal, naturel, reconnu par ses
pairs. Cet acteur doit jouer le rôle
de lui-même, la représentation
la plus parfaite de lui. Et, il doit travailler
cette image avec justesse.
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